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MAIRIE DE VERCEL

JOURNEE FRANCO-UKRAINIENNE 12 MAI 1985

VERCEL

C'EST POUR LE MAIRE DE VERCEL UN GRAND HONNEUR QUE DE CELEBRER AVEC LES RESISTANTS FRANÇAIS ET UKRAINIENS LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

L'ÉVÈNEMENT EST D'IMPORTANCE PUISQU'IL NOUS PERMET D'EVOQUER LE SOUVENIR DE CEUX QUI ONT COMBATTU POUR NOTRE LIBERTE ; LEUR COURAGE COMME LEUR SACRIFICE ONT PERMIS A LA FRANCE DE SORTIR LA TETE HAUTE D'UN CONFLIT MEURTRIER ENGENDRE PAR LA FOLIE HITLÉRIENNE.

“NE PAS TEMOIGNER SERAIT TRAHIR”

RAPPELLE LA MAXIME GRAVÉE A L'ENTREE DU MUSÉE DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION DE FRANCHE COMTÉ.

J'AI VOULU, EN PUBLIANT CE TEXTE TRÈS BREF RAPPELER À NOS CONCITOYENS LES ÉVÈNEMENTS QUI EURENT LIEU DANS NOS CONTRÉES.

AUX JEUNES QUI EN PRENDRONT CONNAISSANCE, JE TIENS A DIRE QU'ILS DEVRONT ÉVITER TOUS LES ACTES QUI DONNENT NAISSANCE A LA HAINE ET A L'INTOLÉRANCE.

EN NOUS RAPPELANT NOTRE PASSÉ, CETTE JOURNEE DU 12 MAI 1985 NOUS INVITE EN FAIT À PREPARER LÉUR AVENIR.

GEORGES GRUILLOT

AOUT 1944. ARRIVE AU CAMP MILITAIRE DU VALDAHON UN BATAILLON DE SOLDATS UKRAINIENS APPARTENANT À LA 30ÈME DIVISION D'INFANTERIE S.S

SON ROLE ?

DONNER LA CHASSE AUX NOMBREUX MAQUIS INSTALLES DANS LA RÉGION.

CES SOLDATS NE SONT PAS DES MERCENAIRES À LA SOLDE DES NAZIS, MAIS DE JEUNES GENS ENRÔLÉS DE FORCE DANS LES ARMÉES ALLEMANDES. UN AUTRE BATAILLON D'UKRAINIENS CANTONNÉ A VESOUL, EN HAUTE SAÔNE, PASSERA D'AILLEURS RAPIDEMENT AUX ACTES ET REJOINDRA LES MAQUISARDS.

SOUS L'IMPULSION DU LIEUTENANT BART, DES CONTACTS DISCRETS SONT PRIS AVEC LES SOLDATS UKRAINIENS POUR MESURER LE MORAL DE CES TROUPES. LES RÉSISTANTS SE RENDENT COMPTE QU'ELLES SONT AU BORD DE LA DISSIDENCE ; CE BATAILLON À L'ÉVIDENCE NE SOUHAITE PAS AFFRONTER LES FRANÇAIS ET LEURS ALLIÉS.

AFIN D'ENTRETENIR LES RELATIONS ET DE NE PAS PERDRE CONTACT AVEC LES SOLDATS DU CAMP, UN TRACT TRADUIT PAR MADAME SHOMSKY D'ORNANS, ET REPRODUIT PAR UN FFI, VERNEREY, DE CHASNANS, SERA DIFFUSÉ PAR DES EMPLOYÉS CIVILS FRANÇAIS TRAVAILLANT AU CAMP.

IL S'AGIT ALORS POUR LES MAQUISARDS D'ATTENDRE LE MOMENT LE PLUS OPPORTUN POUR ACCUEILLIR LE BATAILLON, LE TEMPS NE PRESSE PAS PUISQUE LES SOLDATS UKRAINIENS NE CONSTITUENT PAS UNE MENACE ET SONT LOGES ET NOURRIS PAR LES TROUPES ALLEMANDES.

C'EST POURQUOI LE COMMANDEMENT, SACHANT QUE L'ENTRETIEN D'UNE TROUPE NOMBREUSE RISQUE D'ÊTRE DIFFICILE, CHOISIT DE REPOUSSER AU MAXIMUM L'ENGAGEMENT DES SOLDATS UKRAINIENS AUX COTES DES RÉSISTANTS LOCAUX.

MAIS LES ÉVÈNEMENTS VONT EN DECIDER AUTREMENT :

EN EFFET, LE 26 AOUT 1944, LES SOLDATS UKRAINIENS SONT APPROVISIONNÉS EN VIVRES, EN MUNITIONS ET EN TABAC, ILS VIENNENT DE RECEVOIR L'ORDRE DE SE PRÉPARER À DONNER DÈS LE LENDEMAIN LA CHASSE AUX MAQUISARDS.

D'AUTRE PART, DEUX COMPAGNIES S.S. DOIVENT ARRIVER EN RENFORT POUR LES AIDER DANS CETTE MISSION.

C'EST POURQUOI, DANS LA NUIT DU 26 AU 27 AOUT, LE CAPITAINE ALEX NEGREBETZKI CHARGE LE LIEUTENANT MELESKO D'ETABLIR UNE LIAISON AVEC LES FRANÇAIS AFIN DE LES INFORMER DE LA TOURNURE DES ÉVÉNEMENTS.

PUIS SES HOMMES QUITTENT LE CAMP DU VALDAHON APRES AVOIR MIS HORS DE COMBAT LEUR ENCADREMENT S.S.

VINGT QUATRE SOLDATS ET OFFICIERS ALLEMANDS PERIRONT DE LA SORTE. EN MÊME TEMPS, POUR PROTÉGER LEUR SORTIE, LES UKRAINIENS ETABLISSENT UN TIR DE BARRAGE QUI NEUTRALISE LES ALLEMANDS DANS LEURS CASERNES.

LES SOLDATS UKRAINIENS PARTENT ALORS EN PLUSIEURS GROUPES DISPERSES ENTRE ADAM LES VERCEL ET LES GRANGES D'EPENOY À LA RENCONTRE DES MAQUISARDS.

LE PREMIER GROUPE SE TROUVE A ADAM LES VERCEL OÙ AU PETIT MATIN IL RÉVEILLE GILBERT AMIOT, D'ABORD INQUIÉTÉ PAR LES UNIFORMES VERT DE GRIS DES UKRAINIENS IL COMPREND NÉANMOINS QUE LE LIEUTENANT MELESKO SOUHAITE ETRE CONDUIT AUPRES DES CHEFS DU MAQUIS.

LE CONTACT EST ALORS ÉTABLI AVEC LE CAPITAINE LECLERC, CHEF DU MAQUIS DE BEMONT, QUI DECIDE DE REGROUPER L'ENSEMBLE DU BATAILLON SUR LE PLATEAU DU BOUT DE NODS.

LE SECOND GROUPE SE HEURTE À UNE PATROUILLE ALLEMANDE QUI EST À LA RECHERCHE DES DÉSERTEURS ET RÉUSSIT A LA REPOUSSER, DEUX HOMMES, CEPENDANT SONT BLESSÉS.

LE TROISIÈME GROUPE RENCONTRE EGALEMENT UNE PATROUILLE ALLEMANDE/ COMMANDEE PAR L'HAUPTMANN LIEBE QUI INVITE LES

DISSIDENTS À SE RENDRE ET À REJOINDRE LEUR CASERNE, LE REFUS DES UKRAINIENS EST FERME ET LA BATAILLE NE S'ENGAGE FINALEMENT PAS, LES ALLEMANDS PRÉFÉRANT REBROUSSER CHEMIN.

FINALEMENT LES TROIS GROUPES SONT REUNIS AU BOUT DE NODS OÙ LE CAPITAINE LECLERC LES ATTEND.

LES UKRAINIENS ONT AVEC EUX LEUR ARMEMENT : UN CANON ANTI-CHAR/ 8 MITRAILLEUSES LOURDES, 25 FUSILS MITRAILLEURS, 4 MORTIERS, 7 LANCE GRENADES. CES ARMES FONT LA JOIE ET L'ADMIRATION DES FRANÇAIS, RAVIS DU POTENTIEL MILITAIRE QUE LES DISSIDENTS UKRAINIENS LEUR APPORTENT.

LE 28 AOUT, SOUS LA PRESIDENCE DU CAPITAINE LECLERC LE RALLIEMENT OFFICIEL DES.UKRAINIENS À LA RÉSISTANCE FRANÇAISE EST CÉLÉBRÉ.

LE CAPITAINE LECLERC PASSE EN REVUE LES 460 HOMMES DU

BATAILLON, RÉPARTIS EN 4 COMPAGNIES.

AU NOM DE TOUS SES HOMMES, LE CAPITAINE NEGREBETZKI PRÊTE SERMENT DE COMBATTRE ET DE SERVIR AUX CÔTÉS DES FFI.

LEUR SONT ALORS REMIS LE BRASSARD TRICOLORE A CROIX DE LORRAINE ET LE BRASSARD JAUNE, COULEUR DE L'UKRAINE.

INSTANT DE GRANDE ÉMOTION POUR CES HOMMES QUI LOIN DE LEUR PAYS, SE REUNISSENT A NOUVEAU POUR COMBATTRE UN ENNEMI DONT L'IDÉOLOGIE LES INQUIETE AUTANT QUE CELLE QU'ILS ONT CONNUE CHEZ EUX. LES PARTISANS UKRAINIENS QUI AVAIENT DEPLU À HITLER, SUBISSAIENT EN EFFET DEPUIS LONGTEMPS LE MEME MARTYR DE LA PART DES STALINIENS. C'EST POURQUOI, ILS CHOISISSAIENT DE COMBATTRE, AUX COTES DES DEFENSEURS DU MONDE LIBRE , TOUTE IDEOLOGIE TOTALITAIRE, EN CE JOUR D'AOUT

APRÈS LA CEREMONIE MARQUEE PAR UNE RÉELLE SOLENNITÉ, LE BATAILLON GAGNE SON NOUVEAU CANTONNEMENT SITUE AU BEMONT.

LES TROUPES TRAVERSENT FLANGEBOUCHE, NIELLANS, LA SOUMETTE, PIERREFONTAINE LES VARANS ; DANS CHAQUE VILLE OU VILLAGE TRAVERSE, LA POPULATION CIVILE ASSISTE AU DEFILE DE CES HOMMES QUI PORTENT UN UNIFORME RAPPELANT CELUI DES SOLDATS ALLEMANDS, ACCOMPAGNES PAR LES MAQUISARDS APPORTANT L'ESPOIR D'UNE LIBERATION PROCHAINE.

A PARTIR DU 30 AOUT, LES UKRAINIENS SERONT ENGAGÉS DANS DIFFÉRENTES OPÉRATIONS DE GUÉRILLA AU COURS DESQUELLES ILS FERONT LA PREUVE DE LEUR LOYAUTÉ, DE LEUR COURAGE ET DE LEUR DÉTERMINATION.

LES 4 COMPAGNIES UKRAINIENNES PEUVENT EN EFFET

S'ENORGUEILLIR DE PLUSIEURS FAITS D'ARMES, AU VALDAHON, A GONSANS, À COTEBRUNE. ELLES PARTICIPENT NOTAMMENT A LA LIBÉRATION DE PONTARLIER.

LA POPULATION DU PLATEAU N'A PAS OUBLIÉ QUE CES HOMMES SE SONT ENGAGÉS AUX CÔTÉS DE VOLONTAIRES FRANÇAIS POUR METTRE FIN A CINQ ANNEES D'OCCUPATION¦ CERTAINS Y ONT LAISSE LEUR VIE.

LES CORPS DE 7 SOLDATS UKRAINIENS TOMBÉS À L'ENNEMI DANS LES ENVIRONS ONT ÉTÉ ENTÉRRÉS À VERCEL.

UNE TOMBE COMMUNE ET UN MONUMENT ÉRIGÉS PAR LES ANCIENS SOLDATS DU BATAILLON SE TROUVE AU CIMETIÈRE DE VERCEL.

SUR LE MONUMENT, ON A ÉCRIT :

“SOLDATS UKRAINIENS MORTS POUR LA FRANCE”

AUJOURD'HUI, POUR CELEBRER LA FIN DE LA 2EME GUERRE MONDIALE CE SONT CES COMBATTANTS ET CEUX QUI AVEC EUX ONT CHOISI DE SE BATTRE POUR NOTRE LIBERTE QUE NOUS SALUONS.

NB : CES EVENEMENTS SONT RETRACES DANS LE LIVRE DE 6. JACQUET

“LE PERROQUET N'EST PAS MONTE A L'ECHELLE”

Les Ukrainiens ont bon dos.

Depuis quelque temps, à l'occasion du 40e anniversaire de la capitulation allemande de 1945, une violente campagne antiukrainienne se développe en Occident, en Pologne et en URSS, visant à dénigrer l'ensemble de l'émigration ukrainienne, mais au-delà tout le peuple ukrainien, pour son prétendu antisémitisme et sa collaboration avec les nazis pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Certains journalistes complaisants, où décidément mal informés, n'hésitent pas à céder à la tradition de l'amalgame désormais rituel entre Ukrainiens d'une part et collaborateurs "farouchement antisoviétiques mais encore plus antisémites" (1) d'autre part, mettant leur plume au service des tirades les plus éculées de la langue de bois.

Ainsi en France, après la parution du roman de Simone Signoret "Adieu Volodia", un flot ininterrompu d'articles hystériques de chroniqueurs en mal de sensationnel, est venu engloutir la figure de l'ancien président de la République Démocratique Ukrainienne Simon Petliura, décrit envers et contre toute vérité historique comme "un massacreur de millions de Juifs" (2) à côté duquel "Himmler était un enfant" (3).

Aux Etats-Unis et au Canada, où les Ukrainiens sont nombreux, des groupes de pression relayés par des média peu scrupuleux, exigent l'extradition de l'Ukrainien Ivan Demaniuk (4) sur le seul fait qu'il aurait menti sur son passé pour gagner les Etats-Unis et obtenir la nationalité américaine, et s'acharnent sur d'autres "criminels de guerre" fabriqués de toute pièce dans le but de discréditer l'ensemble de la communauté ukrainienne et tenter de lui faire porter la responsabilité collective des crimes prétendument commis par tel ou tel de ses ressortissants .

En Pologne, les autorités officielles, utilisant la fameuse méthode des deux minutes de haine (1984 de G. Orwell), présentent les combattants de l'Armée Insurrectionnelle Ukrainiennne (UPA) comme "des bourreaux sauvages, des coupeurs de têtes fascistes sortis de la forêt" (5) et leur activité "synonyme de crime contre l'humanité" (6). L'UPA mena neuf ans durant (1942-1951) la lutte armée contre l'occupant nazi puis soviétique, mais la campagne tente d'accréditer la thèse que la société ukrainienne "témoignant de son immaturité voire de sa dégénérescence par des crimes de masse, se condamne elle-même. Sa débilité et son primitivisme font obstacle à son propre développement." (7)

En URSS enfin, où la lutte contre le "nationalisme bourgeois ukrainien" n'a jamais cessé, cette campagne se double aujourd'hui d'une intense répression contre les catholiques ukrainiens (8), présentés comme des collaborateurs nazis, et l'église catholique interdite en 1946, comme "la fidèle exécutrice des œuvres de Hitler en Ukraine, sous la conduite de son chef spirituel le Métropolite André Sheptytsky, serviteur de la politique du Reich" (9). Cette campagne intervient alors même que l'église catholique ukrainienne relève la tête et que de nombreux patriotes ukrainiens se dressent pour la défense des Droits de l'Homme et du peuple ukrainien.

Cette vaste offensive anti-ukrainienne nous conduit à nous poser un certain nombre de questions :

- par quelle alchimie de l'Histoire certains intellectuels occidentaux russophiles transforment-ils toujours les "bons" Ukrainiens en Russes, leur refusant la paternité de tel ou tel aspect positif de leur culture et de leur histoire? Autrement dit, quand renonceron t-ils à faire endosser aux Ukrainiens, ressuscites pour la circonstance, les aspects "négatifs" de l'histoire russe, épousant ainsi les thèses moscovites les plus chauvines sur l'histoire de l'Ukraine?

- par quelle attirance magnétique irrésistible accolent-ils systématiquement aux Ukrainiens l'infamante étiquette de collaborateurs et d'antisémites? Aurement dit, les Ukrainiens ont-ils le droit d'exister en tant qu'eux-mêmes et assumer la totalité de leur histoire, et pas seulement ses aspects les plus contreversés?

- par quelle péréquation savante parviennent-ils à tirer un trait d'union entre les exactions de quelques Ukrainiens et le peuple ukrainien tout entier? Autrement dit, quelle fonction leur permet-elle, à partir d'un cas particulier, de généraliser?

- enfin par quel tour de passe-passe érigent-ils la vérité en mensonge et le mensonge en vérité? Autrement dit, quand cesseront-ils de présenter l'histoire ukrainienne de manière idéologique, unilatérale et manichéenne, à la mode stalinienne?

Ces questions amènent une série de réponses dont l'évidence ne pourrait échapper qu'à ceux qui se plaisent à la nier.

La crise du sionisme est patente. Une partie de l'opinion israélienne a condamné ses aspects les plus extrémistes dans les territoires occupés et au Liban. Pour regonfler leurs militants et faire oublier à l'opinion mondiale les exactions commises par leur armée, les sionistes les plus intransigeants prennent à partie des cibles sans risque, les Ukrainiens en particulier, dont le droit de réponse et la possibilité de riposte sont largement limités. Dans le même temps, ils jettent l'anathème sur l'ensemble de l'émigration ukrainienne pour faire échouer le rapprochement encourageant ces derniers temps des deux communautés. De plus, en accablant les seuls Ukrainiens, ils préservent l'interlocuteur russe pour l'octroi de quelques visas de sortie supplémentaires à leurs ressortissants soviétiques.

En Pologne et en Ukraine soviétique la renaissance du mouvement national ukrainien est très forte. Pour ternir son image, les autorités soviéto-polonaises n'hésitent pas à falsifier l'histoire de l'UPA et noircir la prestigieuse figure du Métropolite André Sheptytsky, l'accusant de collaboration avec les nazis. Bien entendu toutes ces allégations sont totalement erronées, en témoigne la lettre pastorale du Métropolite de Lvov "Tu ne tueras pas" publiée en 1942, dans laquelle il condamne sans appel la politique ' nazie en Ukraine, en particulier à l'encontre des Juifs dont il fut le plus ardent défenseur. Par ce biais, les autorités officielles, espèrent faire échouer les nouvelles relations ukraino-polonaises prometteuses tissées entre le syndicat Solidarité et les Ukrainiens, espoir pour les deux peuples dans leur combat contre le totalitarisme russo-soviétique. De plus, elles comptent ainsi faire porter à bon compte la faillite de leur système, socio-économique par les seuls Ukrainiens, empêcheurs de tourner en rond.

Ces deux aspects d'une même campagne anti-ukrainienne permettent en tout cas de masquer une bien curieuse affaire.

Alors que les Ukrainiens sont violemment pris à partie sous les feux croisés des extrémistes sionistes et des staliniens (mais pas les 300 000 Russes de l'armée Vlassov délicatement "oubliés par Victor Cygielman dans son article "Des nazis trop tranquiles" Le Nouvel Observateur du 26.A.85), le véritable bourreau de l'Ukraine, responsable de la mort de centaines de milliers d'Ukrainiens et de Juifs, le nazi Erich Koch, commissaire du Reich pour l'Ukraine, coule des jours tranquilles dans une prison dorée en Pologne, à l'abri de toute extradition vers Kiev ou Jérusalem. Mais si l'on se souvient qu'il participa activement à la lutte contre les patriotes ukrainiens, alors on comprend la complaisance des autorités soviétiques et le silence des chasseurs de nazis israéliens...

 

Décidément, les Ukrainiens ont bon dos.

Vladimir MYKOLENKO
Architecte

(1) Le Nouvel Observateur, du 26 avril 1985 Victor Cygielman - Des nazis trop tranquilles

(2) Le point, du 4 février 1985 Pierre Billard

(.3) Le Nouvel Observateur, du 25 janvier 1985

interview.de Simone Signoret recueilli par J.-F. Josselin

(4) Le Nouvel Observateur, du 26 avril 1985 Victor Cygielman - Des Nazis trop tranquilles Le Monde, du 17 avril 1985

dépêche de l'AFP

(5) Polityka, hebdomadaire polonais contrôlé par le vice- Premier ministre Mieczyslaw Rakowski

(6) Slowo Powszechne, gazette de "catholiques polonais progressistes"

(7) Rzeczywistosc, n° 32 (1984)

Jedrzej Podlaski - La tragédie des marches orientales

(8) Le Monde, du 1er mars 1985

Ivan Myhul - La résistance tenace des catholiques ukrainiens

(9) L'église uniate et le cléricalisme anticommuniste (en ukrainien)


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